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Avant l’invocation de la clause de défense mutuelle en Asie de l’Est ?

Les USA et la querelle entre la Chine et le Japon sur des îles dans la Mer de Chine orientale (2ième partie)

Martin Wagener

 

Dans la 1ière partie (ÖMZ 2/2015) du présent article, on a présenté les données-clés, les opinions juridiques, les motifs d’action des décideurs et les forces d’efficacité qui résultent de la querelle à propos des îles Senkaku/Diaoyu. Dans ce contexte, on va maintenant, dans la 2ième partie, essayer de répondre à la question soulevée en début d’article : quel est le rôle des USA dans le conflit territorial entre la Chine et le Japon ? Vu l’aggravation récente de la situation dans la Mer de Chine orientale, quelle est la probabilité de l’invocation de la clause de défense mutuelle entre les USA et le Japon et comment est-ce que celui-ci pourrait se développer? En outre, on va esquisser comment une escalade de la querelle territoriale pourrait être déclenchée. Au milieu des années 1990, les USA se sont, pour la troisième fois pendant presque 60 ans, retrouvés dans une situation de rivalité avec une grande puissance dominante, également concurrente et montante en Asie de l’Est. De 1941 à 1945, les USA ont été en guerre avec le Japon, l’ancien pouvoir hegemonial de l’Extrême Orient. Pendant le conflit est-ouest, des structures bipolaires dominèrent l’architecture de sécurité de l’Extrême Orient, c’est-à-dire les USA et l’Union soviétique. Dans cette situation, la Chine a plusieurs fois fait pencher la balance. Avec la fin de la Guerre froide, les USA furent tout d’un coup le seul pouvoir militaire sur place. Cela aussi parce que des concurrents potentiels n’existaient plus. L’Union soviétique avait disparu en 1991. La Russie, qui suivit, dût d’abord s’établir concernant sa politique de sécurité et finalement se décida à abandonner son dernier poste militaire à Cam Ranh Bay, Viêtnam, en 2002. Dû, entre autres, aux turbulences de politique interne causées par la répression du mouvement démocratique sur la place de Tiananmen en juin 1989, la Chine, en revanche, était encore trop faible pour jouer un rôle important en tant que facteur de pouvoir de l’Extrême-Orient. Après cette confusion tout à fait naturelle dans une phase de bouleversement de pouvoir politique, une nouvelle constellation stratégique s’est formée dans les dernières années en Asie de l’Est, constellation dans laquelle Washington et Pékin se trouvent dans un conflit classique de superpuissances. Pendant que les Etats-Unis ont l’intention de garder leur position hégémonique dans la région, la Chine va assumer le rôle d’un compétiteur pair qui, à long terme, essayera de faire de la « pax americana » une « pax sinica ». Vu de cette perspective, le conflit territorial dans la Mer de Chine orientale obtient une importance globale spéciale. En même temps, les USA se montrent comme un rival stratégique de la Chine ainsi qu’un allié du Japon en Asie de l’Est. La Chine soupçonne, entre autre, que le Japon se présente avec tant de confiance dans la querelle pour les îles Senkaku/Diaoyu parce qu’il peut compter sur le soutien des USA. Si, donc, la clause de défense mutuelle est invoquée, Washington aura le choix entre peste et choléra. Si les USA remplissent leurs obligations en tant qu’allié du Japon, ils déclencheront une guerre avec la Chine. Si, en revanche, les USA laissent tomber le Japon, ses jours en tant que hégémon régional accepté par la plupart des états de l’Asie de l’Est seront comptés. La confiance d’un grand nombre d’alliés et de partenaires de sécurité américains serait profondément secouée, ce qui aurait des conséquences imprévisibles pour l’architecture de la sécurité en Europe, au Proche-Orient et en Asie de l’Est.

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