Fides hosti servanda

A propos de la rhétorique et de la pratique de l’imposition étatique

Marcus J. Vogt

C’est en « formation de bataille oblique » que la dialectique transmise de guerre et de paix est abandonnée dans le débat mené en Allemagne sur l’Afghanistan. Tant que les supérieurs du colonel Georg Klein voulaient seulement le protéger pour ses actions du 4 septembre 2009, c’était vraiment honnête. La rude rhétorique contient néanmoins un jeu avec le feu risqué dans un mode de guerre quasi anarchique. Dans ce texte on va aussi voir comment, en accentuant le principe de réciprocité et à cause de l’interdiction de mesures insuffisantes, l’officier responsable pour la décision est protégé juridiquement. Pour cela, on analyse d’abord la rhétorique actuelle dans sa contradiction ambiguë. L’argumentation présentée est basée sur le modus de la paix. Elle s’appuie sur les principes fondamentaux d’un état. En cas d’un prêt d’organe dans un mandat de l’ONU, il peut être convenable et conforme au lieu et à la situation, de faire étinceler la lame pointue de l’état en tant que monopoliste de violence légitime. Après la démonstration d’une dureté nécessaire, il faut clairement communiquer les buts sociodéductifs, ce qui implique, en cas d’un recours à l’interdiction de mesure insuffisante, la volonté ouverte de soulager les dégâts et les douleurs. Les stratégies qu’on doit différencier d’après la typologie des missions de l’ONU exigent la loi comme base ; les états font leurs preuves surtout par le biais de leur responsabilité. Des césures comme celle du 4 septembre 2009 peuvent être valorisées par le terme de l’interdiction de mesure insuffisante, terme qui est utilisé dans la science de droit et d’état. Là où il s’agit de l’exportation et de l’universalisation de l’idée de gouvernance étatique en tant qu’ordre de paix, il faut imposer le monopole de la violence publique légitime contre des agents provocateurs dévoyés. En cas de danger imminent, des actions précises et claires avec « la lame tranchante de l’épée » peuvent aussi s’avérer appropriées. Des dommages collatéraux créent de la pression d’action : pour faire guérir, il faut appliquer la bonne dose de médecine afin de l’utiliser soit comme poison soit comme médicament. Lors de la formation d’un état, le perfectionnisme peut échouer à cause de l’inactivité. Là, où il est interdit à juste titre de peser vie contre vie, les options pour la recherche et pour la défense d’un danger s’élargissent. Dans la gestion de sécurité, des conclusions-clés laissent aussi l’espace nécessaire pour commander par mission - comme par exemple de la fantaisie. Cela correspond à l’anachronisme du système d’états, et c’est pourquoi les agents exécutifs ont besoin de larges prérogatives. L’interdiction de mesure insuffisante équilibre la mesure exagérée selon le principe d’une balance. Pour des exigences légitimes d’autodétermination étatique vers l’extérieur ainsi que vers l’intérieur l’interdiction de mesure insuffisante aiguise la vue et l’objectivité pour l’évaluation des actions dans le cadre de l’emprunt international d’organes. En ce qui concerne la responsabilité des commandants de troupes pour leurs soldats, le triangle intra-étatique « état - dérangeur - individus protégés » constate aussi un échantillon d’argumentation corsée dans des missions militaires à l’étranger. On doit tenir parole de façon fiable vis-à-vis des amis ainsi que des ennemis, - surtout en temps de paix - car c’est seulement l’état qui rend possible la guerre ou la paix. Comme conservateur de justice, l’état protège les obligations parmi les individus ainsi que les nécessités générales. Tout cela se fait moins par la violence exercée que par la peur salutaire qu’on a d’elle.