La politique de partenariat de l’OTAN

Ministère de la Défense de la République Serbe

Radenko Mutavdžić

 

Cet article va illustrer la politique de partenariat de l’OTAN dès ses débuts après la Guerre froide jusqu’aux plans actuels pour le développement futur de cette politique au sommet de l’OTAN au Pays de Galles en septembre 2014. Les partenariats de l’OTAN ont parcouru un processus de développement accéléré et ambigu, processus qui s’étendait des premières réactions à la menace changée après la chute de l’Union soviétique et la dissolution du Pacte de Varsovie en passant par l’installation du programme de « Partenariat pour la paix » et sa propagation jusqu’au niveau de développement actuel des partenariats avec les gouvernements et les organisations internationales dans le monde entier, prêts à assumer la responsabilité et les efforts pour la garantie et le progrès de la sécurité collective. Le partenariat caractérise la politique et la pratique des relations internationales à l’intersection de deux siècles. Il approuve le renforcement des principes de la sécurité coopérative ainsi que la nouvelle définition du concept de sécurité dans lequel on a minimisé les menaces. Il approuve aussi le dialogue et la coopération, facteurs qui contribuent à atteindre la stabilité des relations internationales plus efficacement que les approches traditionnelles de sécurité. Finalement, le partenariat renforce aussi le pouvoir, un facteur qui est surtout mesuré à la violence militaire. La sécurité coopérative de l’OTAN sous les différentes conditions-cadre formelles de la coopération des partenaires est la confirmation d’une politique globale qui incite le renforcement du processus de sécurité au niveau européen et international. A côté des 22 pays qui sont intégrés dans le Partenariat pour la paix, l’alliance occidentale développe aussi des partenariats avec l’OTAN dans le cadre du « dialogue méditerranéen », de « l’initiative de coopération d’Istanbul », mais aussi des partenariats spéciaux avec l’Ukraine et la Géorgie et, tout récemment, aussi avec les « partenaires mondiaux » ou « partenaires globaux ». La politique de partenariat de l’OTAN a évalué sa réponse comme réaction aux changements régionaux et globaux dans le monde. L’OTAN était et est surtout dominée par la puissance mondiale des USA et ses intérêts globaux, facteurs qui vont aussi marquer la nouvelle politique de partenariat de l’OTAN. En plus de sa propre transformation et de ce partenariat futur, l’OTAN veut aussi accroître sa capacité totale pour garder sa position dominante dans la distribution globale du pouvoir et l’accomplissement de la mission d’une défense et sécurité collectives. Pour pouvoir sauvegarder et contrôler les points névralgiques des crises potentielles dans le monde, l’OTAN doit représenter des capacités militaires adéquates en assumant un rôle important dans la situation géostratégique et en établissant le potentiel nécessaire pour des partenariats globaux existants et aussi futurs.