L’Université de défense nationale (NDU) et l’Ecole de guerre nationale (NWC) des USA

L’éducation militaire de type « Harvard »

Wolfgang Pusztai

 

La National Defense University (NDU) est la plus haute institution des Forces Armées américaines pour la formation des officiers. De plus, elle est, en tant qu’ « accredited graduate-level university » (université accréditée pour des études diplômées), très reconnue dans le secteur de formation civile.

Le quartier général de la NDU se trouve à Fort McNair à Washington D.C. Chaque jour, jusqu’à mille personnes, dont environ cent étrangers, y suivent leurs études dans diverses institutions. Chaque année plus de 600 grades de master sont conférés. Le personnel permanent se constitue de plusieurs centaines de professeurs enseignant des disciplines très variées. Les études proposées par le National War College (NWC) sont, comme toutes les autres études de la NDU, complètement reconnues au niveau d’enseignement universitaire des USA, ce qui est souligné par des contacts étroits avec les universités d’élite comme Harvard et Yale. La mission du NWC est la suivante : « Former, par des stages sur la stratégie nationale de sécurité, les futurs commandants des Forces armées, du ministère des Affaires étrangères et d’autres institutions civiles de façon qu’ils puissent ensuite remplir des tâches en politique de haut niveau ainsi que comme commandant ou membre d’un état-major militaire. Dans le futur, il est prévu que la NDU se développe en une « Université Nationale de Sécurité » (National Security University). On veut déjà réaliser ce projet avant de disposer des bases légales à cause de la longue durée nécessaire pour les changements de lois en consensus avec les autres ministères et autorités publiques affectés. A cette fin, on veut améliorer les contacts interministériels par l’intégration d’un plus grand nombre d’étudiants de différents ministères et autorités publiques. Actuellement, le nombre d’étudiants militaires et non-militaires à la NDU est dans un rapport de 56% à 44%. A court terme, on veut corriger ce chiffre à un rapport de 50% à 50%, non pas en réduisant le nombre des étudiants militaires, mais en augmentant le nombre des étudiants civils. De plus, on a l’intention d’intensifier la coopération avec les académies de défense nationales d’autres pays comme le « Royal College of Defence Studies » de la Grande Bretagne, mais aussi avec des pays comme l’Indonésie ou l’Afghanistan, où « l’aide à la reconstruction » et l’échange d’informations vont plutôt figurer au premier plan. Le groupe d’ « étudiants internationaux » est toujours adapté aux besoins actuels. Ainsi, on avait pour la première fois un étudiant serbe dans la classe internationale de 2009. Parmi les nouveaux domaines d’activité et de recherche de la NDU figurent la « Wounded Warrior Initiative » et la « Post-traumatic Stress Disorder Initiative », activités qu’on juge très importantes à cause du rythme opérationnel très accéléré et du grand nombre de victimes. Il est bien possible que la « Post-traumatic Stress Disorder Initiative » va jouer un rôle important à travers tous les programmes d’enseignement.