Rupert Fritzenwallner/Reinhard Hammerschmid

 

L’évaluation de l’autoprotection militaire montre que les mesures de sécurité sont en partie insuffisamment adaptées au risque, trop élevées quant au nombre du personnel utilisé et, donc, ni efficaces ni effectives. Le concept d’une protection innovatrice d’immeubles se base donc sur les prémisses suivantes : un processus de gestion de risque standardisé qui prévoit des raisonnements de risque concrets à l’aide des buts des Forces armées autrichiennes et les mesures de protection qui en résultent ; la prise en considération des principes de gestion de sécurité, comme par exemple le principe de la technique de l’oignon (limite d’espace, de terrain, et d’immeuble), le principe des cinq doigts (un mélange équilibré entre des mesures organisatrices, constructrices, mécaniques, électroniques et l’emploi du personnel), l’aspect du temps (des mesures préventives, d’urgence et réactives) ; l’utilisation de synergies par une prise en considération commune de tâches de sécurité, de protection et d’opération d’immeuble (service de sécurité et d’opération) ; l’augmentation de la rentabilité par une réduction du nombre et la croissance de la qualité du personnel (pas d’appelés pour l’entretien et le maintien de l’infrastructure militaire, rendre le service militaire plus attirant) ; l’évaluation permanente des dégâts survenus (incidents particuliers, etc.) et des coûts des mesures de sécurité. Les expériences gagnées jusqu’à présent nous montrent que l’intégration des systèmes dans le service militaire, la prise en considération des processus de déroulement, les aspects d’acceptation et de conscience, garantissent le mieux la sécurité et l’économie. L’emploi de systèmes habituels de contrôle d’accès et d’alarme en cas d’incendie, systèmes qui sont liés aux services internet centraux ministériels et, ainsi, rendent possible une comparaison de données automatique, est indispensable. D’un autre côté, des mesures techniques comme la surveillance vidéo doivent être limitées à un minimum raisonnable. La manipulation de ces systèmes exige du personnel qualifié et motivé qui, en plus, doit être adéquatement payé. D’un autre côté, les mesures de sécurité doivent être soumises à un processus d’amélioration continu dans lequel les coûts pour la réparation des dégâts survenus et les mesures prises pour la réduction des risques doivent être périodiquement comparés. Le Conseil national de sécurité a unanimement pris connaissance du rapport de la Commission de réforme pour les Forces armées autrichiennes, rapport selon lequel des appelés doivent être majoritairement utilisés dans les organisations opérationnelles et le nombre d’appelés utilisés pour l’entretien et le maintien de l’infrastructure militaire doit être réduit à un minimum. Ainsi, en 2005, le projet « protection innovatrice d’immeubles » (PII) fut chargé de développer et d’évaluer des modèles efficaces et effectifs pour le maintien et l’établissement de la sécurité nécessaire (sécurité et protection) des biens et d’immeubles situés sur les sites militaires prévus d’être utilisés aussi au-delà de l’an 2010. Cet article analyse la méthode utilisée ainsi que les buts et les connaissances positives tirées de ce projet.