Robert Ditz/Mirjanka Lechthaler/Reinhard Mang

 

L’importance des sciences géographiques, et parmi elles la science cartographique, est évidente pour tous les types de prise de décision qui ont une orientation geóspatiale. Poursuivant le but de la mise à disposition de critères de décision adéquats, la tâche de la science cartographique réside dans la visualisation de modèles bidimensionnels de l’espace géographique - c’est-à-dire des géomodèles - qui étaient créés auparavant à partir d’une réalité transintelligible par des scientifiques spécialisés (p. ex. par un géographe militaire ou un géostratège). Comme presque chaque science, la science cartographique se subdivise en un domaine de base, nommé « cartologie », en un domaine de réglementation et un domaine d’application, nommé « cartographie ». La technique de travail en principe intégrative interdit toute sorte de transfert d’activités scientifiques (concernant leur structure et leur mise en œuvre) à des domaines scientifiques avoisinants ou même à des domaines d’activités purement techniques. La capacité de performance de la science cartographique est seulement et surtout fondée sur la coopération synergétique de ses composantes. C’est pourquoi, aussi au niveau décisionnel le plus haut, c’est-à-dire au niveau géostratégique, seulement une compréhension de base fondée sur la coopération de ces éléments peut assurer que les produits de science cartographique qui servent de base décisionnelle sont correctement évalués, interprétés et appliqués. La science cartographique peut seulement être une science quand elle-même suit les critères scientifiques dans tous ses détails. Pour cette raison, une science cartographique pratiquée dans le sens des définitions mentionnées plus haut peut contribuer dans le futur à démontrer l’abus de visualisations géospatialement orientées, à les éviter et ainsi considérablement optimiser les qualités de décision.