Formation vitale pour l'Armée et les soldats

Klaus Zapotoczky

 

Le rapport futuriste et excellent de l’UNESCO intitulé « La capacité d’apprendre, notre richesse cachée » offre des perspectives de formation pour le 21e siècle et fut rédigé par une commission exclusive dirigée par Jacques Delors. Ce rapport contient beaucoup d’aspects d’orientation, aspects qu’une armée moderne et surtout une armée démocratique, qui se fonde sur la conscription générale des hommes et une réserve importante ancrée dans la population, ne peut pas négliger. L’impératrice Marie-Thérèse a reconnu l’importance d’une scolarisation obligatoire générale pour le développement de la société autrichienne et lancé une vague de formation. Aujourd’hui, et c’est ce que le rapport de l’UNESCO démontre, les exigences de formation sont devenues plus complémentaires et encore plus importantes, et chaque secteur de la société doit prendre au sérieux les exigences et les adapter conformément. Le secteur de formation, dans la multitude de ses formes, doit non seulement être adapté de façon optimale pour lui-même, mais ce qui sera d’une importance décisive est la capacité de combiner ce secteur au niveau local, régional, national et international (et peut-être mondial) avec d’autres sphères de vie comme la politique, l’économie, la santé, la religion etc., et d’interconnecter la connaissance, l’action et la vie de façon optimale. Si « l’école », les « universités », les « installations universitaires » et « l’Armée européenne » veulent être des endroits de formation globale et continue qui comprennent tous les piliers de formation, elles devront alors aussi être des lieux de compréhension et de relations sociales. Dans les écoles, universités et armées, on a toujours pu constater la naissance d’amitiés qui ont tenu toute la vie. Il reste donc à espérer que ces « écoles du futur » deviendront des endroits où des amitiés pourront se former et s’approfondir et où l’on pourra en même temps acquérir des connaissances, pratiquer la tolérance et régler paisiblement des conflits, et non pas des lieux d’entrainement intensif ou de compétition pour la disponibilité du savoir, mais des gamètes dynamiques d’une nouvelle Europe.

Le soldat européen du futur devra être un combattant bien entraîné et un médiateur militaire pour la paix - ou le monde n’aura pas besoin d’une Armée européenne. Une Armée européenne du futur devra donc non seulement être une troupe bien formée, mais devra aussi intérioriser une attitude qui devra correspondre à l’humanisme vécu européen.