Les forces aériennes dans des opérations asymétriques

« Le développement de la puissance aérienne » (1ère partie)

Dirk Heinzmann


Selon des rapports de presse, les Forces aériennes américaines ont bombardé plusieurs camps de « l’Etat islamique » (EI) en Lybie mi-janvier 2017. Le but de ce bombardement était d’agir spécifiquement sur des personnes qui ont directement participé à des attentats ou qui y ont contribué.

Les deux bombardiers stratégiques à longue distance de type B-2 SPIRIT ont décollé d’une base aérienne militaire située dans l’état fédéral américain de Missouri (Whiteman Air Force Base). Ils ont volé plus de dix mille kilomètres et ont traversé l’Atlantique avant d’arriver à leur destination prévue en Afrique du nord. L’attaque aérienne dans la nuit du 18 au 19 janvier avait comme but plusieurs camps de l’organisation terroriste EI au sud-ouest de la ville nommée Sirte, dans le désert libyen. Là, les avions de combat américains ont largué leurs bombes sur des cibles préfixées qui, selon des informations du ministère américain de Défense ont causé la mort de plus de 80 combattants de l’EI. On dit que dans ces camps dans le désert libyen se trouvaient des combattants de l’EI qui avaient fui auparavant un ancien bastion djihadiste. Le bombardier furtif de type B-2 SPIRIT (aussi nommé « bombardier stealth ») est un aéronef stratégique qui est opéré uniquement par la Force aérienne des Etats-Unis (USAF). Sa particularité réside dans sa construction spéciale par laquelle il est considérablement plus difficile de le détecter par les radars et, donc, plus difficile à combattre que les bombardiers de construction conventionnelle. Le B-2 SPIRIT, conçu comme une aile volante, est considéré de loin comme l’avion de combat le plus cher du monde. La projection de la puissance aérienne comme un élément militaire important et indispensable des mesures du portfolio des instruments de puissance a en fait pris une nouvelle position depuis les années 90 du siècle dernier. Cependant, les changements systémiques parallèles dans les forces armées sont loin d’être terminés. Ils ont plutôt besoin d’une inclusion permanente d’efforts nationaux, inclusion qui est orientée vers l’intérieur et vers l’extérieur. En résumé, on peut attribuer les composantes suivantes aux effets traditionnels possibles exercés par le pouvoir aérien, opérations qui sont capables de soutenir l’objectif politique (obtenir des effets stratégiques par force) de façon énergique et aussi flexible :

La prochaine partie du traité sur les « forces aériennes dans des opérations asymétriques » couvrira le thème des « réflexions sur la puissance aérienne ». On y discutera des efforts d’adaptation actuels du pouvoir aérien et analysera de façon approfondie des aspects critiques de domaines vitaux des forces aériennes ainsi que du réseau des relations entre le militaire et le pouvoir aérien.